Les yeux dans les yeux avec Le bon, la brute, etc.

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« Ses yeux pour qu’ils arrêtent il aurait fallu qu’il les arrache. Ça aurait changé sa vie. »

 

 

http://www.albin-michel.fr/images/couv/8/4/7/9782226229748m.jpgRésumé de l’éditeur


"(…) Bang a un don qui lui donnerait presque envie de mourir, Nao une maladie qui lui donnerait presque envie de vivre.
Ensemble ils décident de partir comme on fuit.
Du Mexique à Bali puis à la Centrafrique le road movie déjanté et tonique d’un duo pour le moins singulier qui, face à la folie du monde, s’invente une conduite de résistance inédite et fatale."

Mon avis

Son récit est si riche que je ne sais pas vraiment quoi choisir. Les secrets des passants, certains ignobles, d’autres attendrissants ; la passion de Nao pour les animaux et la photo ; le sol comme une grosse bête sur laquelle on marcherait ; la tribu secrète ; la fin ; le prologue…
Après le huis-clos de son premier roman, On ne boit pas les rats-kangourous (prix Emmanuel Roblès, critique ici), Estelle Nollet nous offre cette fois-ci de grands espaces. Depuis une ville anonyme jusqu’au Centrafrique en passant par le Mexique, Bang — l’homme au don dérangeant — et Nao — la jeune femme en sursis nous entraînent dans leurs pérégrinations au gré d’une histoire d’amour profonde et malgré tout étrange. Sans aucune concession, Estelle Nollet nous rappelle une nouvelle fois les moindres travers, les douleurs, les perditions, la descente dans l’enfer de la maladie. Et nous console avec des moments d’une rare poésie, comme cette plongée des amants dans un cénote :
« Quand il descendit l’échelle de bois et qu’il rentra en contact avec l’eau douce qui était si fraîche t si claire, il pensa qu’il était dans l’air il pensa qu’il était temps d’oublier il pensa que c’était bon de profiter puis il ne pensa plus, il attrapa la palme de Nao et il la tira à lui pour l’enlacer et ils riaient comme des enfants que rien n’inquiète en tirant la langue au reste du monde (…). »

 

La plume est incisive ; Estelle Nollet sait détourner voire oublier la ponctuation pour nous faire lire comme ses personnages vivent : à bout de souffle. C’est sans aucune hésitation qu’elle fait voler en éclats les images d’Épinal que l’on peut avoir sur ces pays qu’elle a réellement parcouru.

 

Allez-y, plongez. Si vous n’avez qu’un roman de la rentrée littéraire à lire, que ce soit celui-ci.

Avant de vous jeter sur On ne boit pas les rats-kangourous. Et de relire les deux.

 

Une VIDEO pour terminer ?

 

Sortie : août 2011
Format : 205 mm x 130 mm, 352 pages
EAN13 : 9782226229748
Prix : 20.00 €

Distributeur Hachette

Alba 17/10/2011 10:25


Dans la rentrée littéraire, j'aime beaucoup Les villes de la plaine, de Diane Meur.


A l'ombre des nénuphars 18/10/2011 12:11



Je le note... mais c'est bien parce que c'est toi ^^.


D'autres me font envie, il est vrai, mais comment choisir ? Tout, tout de suite, Tuer le père, et des tas d'autres.


Pour le moment, je suis en pleine Antiquité avec Les cendres de Persépolis. Plutôt sympa.



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