Cygnis

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Un cataclysme, des survivants, la fin de nos sociétés actuelles, le retour à la nature, les robots… et une couverture intrigante. Ouvrez et découvrez notre avenir à tous.

 

Cygnis AtalanteLe mot de l’éditeur
Est-ce le ciel ou la forêt ? Un fourmillement frémit à la limite de son champ de conscience, sensation familière associée au danger. Il se redresse à demi et s’empare de son fusil. Ses oreilles bourdonnent. L’œil à la lunette, il fait défiler différents modes de vision. Au-delà de l’espace délimité par l’ouverture de l’abri s’étend la forêt. Et au milieu, bien droit sous la pluie, un robot solitaire. Il n’a pas d’arme et se contente de regarder Syn dans les yeux.
C’est l’histoire de Syn, un trappeur accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques, dans un monde de ruines technologiques. La menace est partout, une guerre se déclare mais Syn ne veut plus tuer ses semblables…
Seule la science-fiction peut nous donner ce vertige d’être des archéologues du futur. Dans une langue raffinée, Vincent Gessler réussit son pari de nous envoûter par son récit âpre et exaltant de l’éternelle recherche des origines.

 

Mon avis
Quand j’étais enfant, j’aimais les histoires de grands espaces de Jack London, et les chiens plus intéressants que les humains. Dans Cygnis, on retrouve ce lien fort entre Ack et Syn, entre deux êtres qui survivent ensemble dans une forêt qui n’en finit pas ; à leurs côtés, on avance sous dans cette nature où l’on étouffe par peur du soleil pour certains, ou peur de la nuit pour d’autres. Dans ce roman, tout le monde a peur, et ceux qui surmontent le mieux ces terreurs primitives sont ceux qui marchent. On se sent comme se sentiraient les Aztèques qui découvriraient que leur grande civilisation a été enfouie sous un tapis végétal. Il y a aussi les humains qui cherchent à comprendre en creusant pour retrouver le passé ; les robots que l’on craint, puisqu’ils symbolisent l’ennemi ultime. L’ambiance m’a bien plus touchée que l’intrigue elle-même, à bien y réfléchir. On ne reste pas assez longtemps avec les personnages, on ressort frustré de ce récit qui évoque différents modes de vie, les effleure, nous donne envie d’en savoir davantage… puis fait tout disparaître bien trop vite. J’avais beaucoup aimé l’énergie, la folie punk de Mimosa ; de Cygnis, je retiendrai l’humanisme, les grands espaces, la réflexion sur la mémoire, et le style ciselé à la perfection.

Je ne serais pas étonnée de voir ce roman adapté au cinéma…

 

Informations complémentaires
Cygnis, de Vincent Gessler http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Gessler
Éditions L’Atalante – Collection : La Dentelle du cygne
Illustrateur : Yoz http://yozart.blogspot.fr/
Date de parution : mars 2010 
ISBN13 : 9782841724994
252 pages – 14,50 €
Distribution : SODIS

Escrocgriffe 26/09/2013 11:29

Merci ! :D

Escrocgriffe 25/09/2013 16:34

Ta critique donne envie de lire ce roman ! Non je dois résister, et finir ma pile à lire (snif…).

A l'ombre des nénuphars 26/09/2013 11:27



Ah, l'éternel problème de la PAL qui n'en finit pas de grandir... Bonnes lectures et bienvenue par ici :)



Cristophe 24/09/2013 17:41

J'ai lu cette année une nouvelle de Jack london, "Construire un feu", qui m'a beaucoup plu, du coup, il y a deux livres de lui qui attendent pour être lus que j'ai oublié ce qui m'a motivé pour les
acheter (à part qu'ils sont de Jack london).

A l'ombre des nénuphars 26/09/2013 11:27



Le fait qu'ils soient de Jack London est déjà un excellent argument de choix ^^. Bonne lecture !



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