Zone franche 2014 : un périple n’est pas une sinécure

  • A l'ombre des nénuphars
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Cette année encore, des esprits malins se sont réunis pour m’empêcher d’atteindre le sanctuaire, le saint Graal, l’Olympe de l’imaginaire : Zone franche à Bagneux. D’accord, j’exagère un peu : Zone franche est loin d’être le plus grand festival imaginaire en France. Mais c’est là que je peux retrouver nombre de mes copines grenouilles (membres du collectif Cocyclics) et où auteurs, éditeurs, illustrateurs ont un peu de temps pour causer. Mais chaque année, quelque chose s’en mêle (s’emmêle ?) ! (L'an dernier, c'était les sorcières.)

 

Vendredi soir
Ma valise est prête, j’ai convoqué tous mes pouvoirs, mis mon chapeau spécial « festival » dans mon sac, et réglé le réveil pour qu’il sonne à 6 heures, afin d’arriver à la gare à 7 heures, y prendre un petit déjeuner succinct avant de monter dans le TGV de 7 h 30. En plus, le chat me réveille toutes les nuits deux à trois fois pour entrer, sortir, entrer, boire son lait. Tout est sous contrôle : impossible que je ne sois pas déjà debout lorsque la sonnerie retentira. Tout est minuté, organisé, je peux dormir sur mes deux oreilles.

Samedi matin
« Debout, il est 6 h 39 ! »
J’ai en effet dormi sur mes deux oreilles. À tel point que je n’ai pas entendu le chat, et que mon mari me soupçonne d’avoir fait sortir l’animal et d’avoir coupé le réveil tout en étant restée endormie. Le réveil ?! Programmé sur ma tablette, que j’avais soigneusement chargée la veille, et que je retrouve ce matin éteinte.
À 6 h 55, nous démarrons la voiture après être passés à la salle de bains et avoir nourri le chat pour deux jours. Il nous reste 30 minutes pour faire le trajet qui en prend 45 habituellement.
Route de campagne, virages, route à quatre voies, double double double, périphérique, ville, ronds-points (beeeuuuuuuuhhhhh), piétoooooons !, parking, trottoir cours cours cours  avec la valise et le ventre vide, pfiou…
7 h 28 : dans le train, essoufflée : « Il faut vraiment que je me remette au sport ! »

Samedi, plus tard
11 h 15 : je pars d’Issy-les-moulineaux pour rejoindre Bagneux. Facile : tram 2 – tram 3a – RER B : ce sont les transports en communs franciliens niveau « facile ».
C’est là que je me rends que cela fait longtemps que j’ai quitté l’Île-de-France.
Sur le quai du tram, plusieurs machines trônent et m’invitent à acheter mon ticket ; je me dirige vers une jolie bleue, choisis ma gare de destination « Bagneux », vite le tram arrive, ouf, je saute dans le tram, les portes se ferment, le tram repart, je valide mon ticket…
Petite lumière rouge, accompagnée d’un vilain son qui fait se retourner tous les autres passagers de la rame.
J’essaie une nouvelle fois. Puis une troisième fois, pour le cas où la machine se montre plus indulgente.
Lumière - BIIIIIP. Certains passagers commencent à faire les gros yeux dans ma direction.
« Billet non valide dans le tram », m’indique l’écran que j’ai négligé jusque-là.
Je descends à la station suivante pour acheter un autre ticket, le tram repart.
Temps d’attente estimé : 11 minutes… Bah, j’ai rendez-vous à 12 h 30, ça devrait aller.

Le changement de tram à Porte de Versailles se déroule sans problème (niveau « débutant »). Arrivée à Cité universitaire, je prends mon billet pour Bagneux, descends en courant l’escalier, passe le portillon et m’engouffre dans le RER à quai dont la sonnerie annonçant le départ vient de retentir.
Ce n’est qu’une fois assise que je me rends compte n’avoir pas vérifié par quelles gares il passe.
C’est évidemment un direct pour Bourg-la-reine. On passe bien par la station de Bagneux, mais on ne s’y arrête pas…
Arrivée à Bourg-la-reine, je change de quai et j’attends le prochain.
Temps d’attente estimé : 8 mn. Temps réel : 11 mn (vous savez, ce sont ces fameuses « 3 mn d’attente » qui n’en finissent jamais, par un phénomène de distorsion du continuum spatio-temporel à l’abord de certaines voies de RER ou de métro).
Je suis arrivée à 12 h 32 dans la salle où se déroulait l’assemblée générale annuelle de Tremplins de l’imaginaire : seulement 2 minutes de retard, ouf ! J’ai réussi !
Tout de même, mettre 1 h 15 pour faire Issy-les-moulineaux => Bagneux, je crois que je tiens un record…

 

La suite, en photos, dans les jours à venir !

 

Zone franche 2014 : un périple n’est pas une sinécure

Escrocgriffe 11/04/2014 20:59

"mon mari me soupçonne d’avoir fait sortir l’animal et d’avoir coupé le réveil tout en étant restée endormie ».

Somnambulisme? ^^ Quel voyage en tout cas !

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