Vendredi 25 mai 2012
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11:43
Début de l'interview
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Note de la rédaction : l'heure tardive de l'interview alliée à la technicité du contenu font que je ne réponds de rien quant à l'exactitude des noms de logiciels et des techniques de dessin
évoquées ici. Si vous avez des commentaires ou des corrections à apporter, n'hésitez pas à m'en faire part !
Antoine : [Une question] pour Mathieu : tu travailles avec Photoshop ?
Mathieu : Je fais un dessin traditionnel puis je scanne et travaille avec Photoshop ; en ce moment, je teste MyPaint, un logiciel gratuit (...).
Antoine : Tu as commencé tout de suite avec Photoshop ?
Mathieu : Oui, parce que j’ai fait mes études dans la pub ; j’ai commencé avec QuarkXpress, puis InDesign, Illustrator, DreamWeaver, Flash, tous ces logiciels pour l’impression, du web, du
multimedia.
Benoit : Une formation d’infographiste, donc.
Mathieu : Oui.
Antoine : Tu suis des blogs BD ?
Mathieu : J’en suivais, mais j’ai décroché.
Nathalie : Je suivais Maliki au début, puis j’ai décroché, faute de temps.
Mathieu : Mais je suis pour les blogs BD ! pour Les Zozios, toutes les semaines je faisais une histoire : tu te mets la pression mais tu le
fais pour ton plaisir ; tu n’as pas la pression des critiques de quand tu es édité.
Antoine : Tu dis que c’est se mettre la pression, mais tu avais un boulot à côté ?
Mathieu : Oui, j’avais un travail.
Benoit : Que penses-tu du pas concept de la « bande pas dessinée » ?
Mathieu : C’est pas mal !
Benoit : Serais-tu capable de faire des illustrations pour la bande pas dessinée ?
Mathieu : Non car ça casserait le concept, le but de cette BD non dessinée est de suggérer et non de montrer. (...)
Sandrine : Merci à tous ! [à Nathalie et Mathieu] Je vous propose de conclure avec le visionnage du premier épisode de Mange ce que tu lis.
La rencontre s’est déroulée autour de boissons chaudes, après un bon repas fait... restaurant, et a duré jusque tard dans la nuit. Un vrai régal ! Ça vous réveille une envie de lieu dédié aux
littératures de l’imaginaire...
Par A l'ombre des nénuphars
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Publié dans : IRL rencontres "en vrai"
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Mercredi 23 mai 2012
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11:29
Début de l'interview
Partie 2
Partie 3
Benoit : Il y a plusieurs styles de dessin [dans ton travail] : moi je voulais savoir vers quel style tu préfères travailler ?
Mathieu : ... Celui pour Les Héritiers d’Homère ou pour Ombre et lumière, parce que ça se rapproche plus du dessin traditionnel et de la BD. Ce qui est complexe en
illustration... je me suis perdu parce que j’ai accepté des couvertures pour commencer dans le milieu ; ce n’étai pas forcément mes univers et je me suis détourné de ma technique de prédilection
qui consiste à commencer avec un crayonné. J’ai perdu le dynamisme de dessin, j’allais trop vers l’illustration lissée. Ce que j’aime bien, c’est le sérieux comme Ombres et lumière, où on sent le
trait, le crayonné ; soit à l’opposé,
Les Zozios, complètement barré, pour le fun. Les Zozios sont d’ailleurs nés comme ça, quand j’étais salarié d’une entreprise de pub...
(...)
Nathalie : Tu as aussi les illustrations que tu vas faire pour moi...
Benoit : Il y a effectivement aussi les couvertures des prochains livres de Nathalie notamment celui qui sort le 21 septembre [aux éditions Asgard] (...) J’ai fait
pas mal de style « jeunesse », ni pour les enfants ni pour les enfants, et je me suis coincé dans ce style-là. Pour le livre de Nathalie, il fallait que ce soit une couverture plus adulte (...)
J’ai repris mes techniques d’avant, du crayonné, du fond comme du papier à grain, aller à fond dans les effets... et elle a été validée. (...)
Benoit : Ma dernière question est pour vous deux : depuis quand travaillez-vous ensemble ?
Nathalie : Depuis Les Héritiers d’Homère... Mathieu a dû me la livrer deux ou trois mois avant, fin 2008 - début 2009. On s’est rencontré au salon de Nogent-sur-Oise organisé par la
librairie La Tête Ailleurs ; Mathieu avait fait une couverture que j’ai bien aimée : il y avait l’illustration mais aussi tout un univers hors champ qu’on pouvait construire. Puis j’ai vu, dans
un autre salon, son Ombre et Lumière et j’ai dit « je veux ça pour Les Héritiers d’Homère » ! (...) Il y a eu aussi le fait qu’au début je montais mes maquettes avec Word et je
convertissais en pdf, jusqu’au jour où ça a planté et où j’ai eu besoin d’une formation minute en InDesign. Et c’est toi [vers Mathieu] qui m’as formée à tout ça ! (...)
Benoit : Donc une belle rencontre !
Mathieu / Nathalie : Oui ! Et les fous rires ! Des gags ! (...) Avec d’autres personnes, ça devient une petite famille. (...)
Mathieu : [À Nathalie :] je repense à tes sorties de livres [en tant qu'éditrice], bientôt il y a Qantice !
Nathalie : Je l’ai dit ! Qantice IMAGE , c’est un roman de science-fantasy dont la BO est un CD du groupe Qantice. Tony, l’un des membres de Qantice et l’un des deux auteurs du
roman, est aussi l’un des membres du Naheulband. (...) Le niveau de style est très relevé, il y a des
dialogues truculents, des pirates de l’espace extra-terrestres savoureux et en même temps un questionnement sur le sens de la vie, les responsabilités d’une divinité, etc. (...) Il y a une grande
richesse dans l’univers, des tas de nouveaux mots. C’est coécrit par Marie Fontaine et Tony Beaufils ; le Naheulband joue en concert le samedi soir aux Imaginales . Ils ont prévu de passer le CD dans la salle et de faire les annonces de sortie. C’est un OVNI ce truc-là [leur roman] ! (...).
Benoit : Merci à tous les deux !
A suivre : l'interview par Antoine et la conclusion.
Par A l'ombre des nénuphars
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Publié dans : IRL rencontres "en vrai"
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Lundi 21 mai 2012
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11:21
Début de l'interview
Partie 2
Benoit : J’aimerais passer à Mathieu...
Mathieu : Attends ! [À Nathalie :] Annonce la date de la sortie de ton prochain roman ! (Rires.)
Nathalie : Mais on l’a dit : le 21 septembre ! (Rires.)
Benoit : Mathieu, pourquoi « MAZ » ?
Mathieu : J’avais été à Saint-Malo avec des amis ; on y avait lu une carte avec les équivalences de prénoms. Mes amis ont commencé à m’appeler comme ça et c’est resté : c’était pratique pour les
forums. Sauf que je me suis aperçu qu’il y avait un autre Maz qui faisait des illustrations... et par respect pour mes parents, je voulais que mon nom apparaisse. Donc, j’ai peu à peu effacé Maz
et gardé « Mathieu Coudray » (...). J’utilise rarement Maz, mais ça arrive notamment sur des travaux très humoristiques.
Benoit : Je ne te connaissais pas, j’ai fait quelques recherches... et je suis tombé sur Les Sombres
Romantiques : qui a eu l’idée ?
(Nathalie désigne Mathieu.)
Mathieu : c’est moi ? Je me souviens pas... On m’avait invité au Fantastique Dévoilé (une exposition à Paris) mais je n’avais jamais travaillé sur le fantastique et j’ai fait des illustrations
spécialement pour l’exposition. (...) Je n’y ai été exposé qu’au vernissage, et je me suis dit que c’était dommage de les laisser « pourrir ». À la même époque, j’ai rencontré Philippe Halvick,
Vanessa Terral, Jacques Fuentealba... etc. et j’ai proposé à ces auteurs d’écrire sur les illustrations. Céline [Guillaume] m’a appelé pour me dire que les éditions du Riez étaient intéressées pour publier... et c’était parti pour ce projet. Comme tout livre demande une préface, et que je n’avais pas proposé à Nathalie de faire
de texte, j[e lui] ai proposé la préface. (...) [Dans Les Sombres Romantiques] il y a six nouvelles, mais si tu regardes les tableaux les uns après les autres, tu as une histoire : sur
la tombe, il y a le nom « Christopher Walker » et c’est une référence à saint Christophe. (...)
Benoit : Est-ce que dans Les Sombres Romantiques, les récits représentent bien ce que, toi, tu as ressenti en faisant les dessins ?
Mathieu : Non, c’est tout l’inverse, c’était même le but ! Effectivement, il y a des trucs qui collent, comme celles de Jacques [Fuentealba] et Vanessa [Terral].
Nathalie : Ce qui était intéressant en temps qu’illustrateur, c’était qu’on renversait la démarche : d’habitude, on lui demande des illustrations à partir des textes.
Mathieu : Pour cette première expérience, j’ai été très bien entouré, notamment avec la nouvelle de Jacques. C’est encourageant et je me dis qu’un autre projet serait intéressant. Même si ça a
été difficile de faire la couverture [de l’anthologie], un an après : il fallait bien rendre l’ambiance, sans prendre parti pour une nouvelle en particulier. (...) Ce qui m’a fait rire, c’est
quand je suis retombé sur un site d’enchères où j’ai vu des cartes de ces illustrations en vente ! (...) Avant d’être professionnel, j’ai commencé dans le fanzinat et dans des salons, notamment
le salon de Châteauroux : il y avait un concours pendant le salon jugé par des professionnels. Pour le premier salon que j’ai fait, j’ai reçu le 1er prix « jeune talent », en 2005 ou 2006.
A suivre : l'histoire d'une collaboration
fructueuse
Par A l'ombre des nénuphars
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Publié dans : IRL rencontres "en vrai"
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Samedi 19 mai 2012
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11:10
(Suite de l'interview de Nathalie Dau et Mathieu Coudray commencée ici.)
Benoit : Pourquoi avoir monté SA maison d’édition ?
Nathalie : En 2003, j’ai dirigé une anthologie chez Nestiveqnen. J’avais envie de faire connaître au lectorat français non initié un peu du corpus mythologique celtique, qu’on
réduit trop souvent à la geste arthurienne. J’en avais parlé avec Jean Millemann, qui m’a dit : « ça pourrait
intéresser Nesti pour une anthologie ». Je les ai contactés, ils m’ont dit « oui » et j’ai lancé l’appel à textes [AT]. Je leur avais proposé de faire une collection abordant tout à tour les
diverses mythologies. L’Esprit des bardes a bien marché, mais les anthologies représentent beaucoup de travail, notamment administratif, et ils ont abandonné le projet. (...) Du coup, je
me suis dit « je vais me lancer, je vais faire une maison d’édition pour ces anthologies ». J’ai créé la maison, lancé le premier appel à textes et, le temps de recevoir de la matière, j’ai
choisi de tester le circuit de diffusion en rééditant mon texte Les Débris du chaudron, dont Fleuve Noir m’avait rendu les droits. J’ai demandé à Jean Millemann de me diriger pour
proposer une version revue et augmentée(...) ; j’ai demandé des illustrations intérieures à Magali Villeneuve.(...) C’est
aussi à cause de Delphine [Imbert] que j’ai eu envie de créer les éditions
Argemmios : j’avais lu des textes d’elle absolument magnifiques et qui ne trouvaient pas d’éditeurs, pour diverses raisons. Trop souvent, à l’époque, je voyais des textes d’une grande qualité
littéraire, mais pas suffisamment commerciaux, privés de publication… alors j’ai voulu leur offrir un espace, parce que j’estimais qu’ils méritaient de rencontrer leur lectorat, même si ce
lectorat était réduit. Une niche dans une niche, comme on dit…
Benoit : Qu’en est-il de la collection « Périples mythologiques » ?
Nathalie : On a sorti deux anthologies
[Les Héritiers d’Homère et Chants de totems], une troisième [Le Butin d’Odin] sortira
fin 2013, et on vient de lancer un AT pour la quatrième dont le thème est Sumer, Babylone, etc., les peuples premiers du croissant fertile : Phéniciens, Babyloniens, Assyriens, Hébreux, etc.
Benoit : Combien d’anthologies sont-elles prévues ?
Nathalie : Aucune idée ; on a aussi une autre collection plutôt consacrée à la féérie, à la petite mythologie. Le thème du tome 1 est les Changelins. J’ai retenu les textes mais ai dû laisser la
direction à Denis [Labbé] par manque de temps. Quand je pourrai lancer un autre AT dans cette collection, ce sera sur les cavales féériques (pégases, licornes, mahres, kelpies etc.).
A suivre : le début de l'interview de Mathieu
Coudray.
Par A l'ombre des nénuphars
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Publié dans : IRL rencontres "en vrai"
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Jeudi 17 mai 2012
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10:52
Cinquième rencontre SFFF, le 12 mai 2012
Pour notre cinquième rencontre, pas de
thème, mais deux invités de choix : Nathalie Dau et Mathieu Coudray, tous deux présents au salon du livre de Caen sur le stand des éditions Argemmios.
Nathalie est la plume : écrivain, anthologiste et éditrice (entre autres) ; Mathieu est le pinceau : illustrateur, auteur de BD et « griffonneur » de génie (entre autres aussi).
Comme nous ne voulions pas les accueillir sans connaître leur travail, nous nous étions préparés... notamment par une séance de lecture quelques jours auparavant. C’est ainsi que nos « reporters
», Antoine et Benoit, se sont montrés dignes de journalistes en herbe.
Benoit à Nathalie : Bleu puzzle est le
premier texte [que tu as] publié, c'était à quelle occasion ? C'était ton premier texte ?
Nathalie : Non ; ce n’est pas le premier texte écrit, et je travaillais déjà sur l’univers fantasy dont le tome 1 sort en septembre aux éditions Asgard. (...) En 1990, j’avais rencontré cet éditeur qui
cherchait des auteurs ; il n’avait aucune contrainte de genre, seulement de format : donc je lui ai proposé Bleu puzzle, qu’il a retenu et publié en 1991. À l’époque, je lui envoyais les
photocopies [des textes], je me rappelle qu’il avait fait sa maquette avec des collages, à l’ancienne. (...) Quand c’est sorti, ça a été chroniqué notamment dans Le Provençal Littéraire,
lu et apprécié par Yves Berger (...). Mon roman a été nominé pour le prix du premier roman de Sablet et je me suis retrouvée en compétition avec Bernard Werber pour Les Fourmis
(...).
Benoit : J’ai essayé de chercher Bleu puzzle, impossible à trouver...
Nathalie : J’ai une bonne nouvelle ! « Bleu puzzle » Deluxe devrait sortir en
2013 dans un ouvrage chez Rivière Blanche : Tangram, avec ce roman court, et six nouvelles qui ne figurent pas dans les
Contes Myalgiques.
Benoit : J’ai lu aussi que ton écriture est plus axée
« mythologie celte »...
Nathalie : Non, seuls Les Débris du chaudron
et quelques nouvelles. Sinon, ce sont les contes, légendes, mythes, en général. J’en ai fini à présent avec « les encres de ce monde », (c’est ainsi que j’appelle mes textes « terrestres »), et
j’ai désormais l’intention d’écrire essentiellement dans l’univers de fantasy auquel je travaille depuis des années.
Benoit : J’ai lu récemment « Nouveau-né » : ça sent le vécu ! (Rires !) [NDLR : la nouvelle raconte la mésaventure
sentimentale d'un gamer, sur un ton très humoristique. Un délice ! Il ne vous reste plus qu'à la lire à votre tour...]
Nathalie : Je n’ai pas eu le cas, mais ça a été vécu par des amis qui ont connu des désillusions ; j’ai vu un garçon qui avait un personnage féminin et draguait d’autres personnages féminins pas
toujours joués par des filles... on jouait alors dans une petite communauté francophone et ça s’est su ! (Rires.) (...)
A suivre !
Par A l'ombre des nénuphars
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Publié dans : IRL rencontres "en vrai"
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